Les serres municipales
Fière de ses parcs et jardins, la Ville de Saint-Germain-en-Laye cultive la nature dans la ville. Elle détient d’ailleurs le label «Ville fleurie» avec 3 fleurs et durant les cinq dernières années, 7 créations ou réhabilitations de squares ont été entreprises. Soit plus de 8 000 m2 d’espaces verts supplémentaires !
130 000 fleurs par an
Pour permettre aux jardiniers de la Ville de fleurir l’ensemble du territoire communal, les serres municipales, d’une superficie de 4 600 m2, produisent 130 000 fleurs chaque année. Un «super bouquet» auquel vient s’ajouter la plantation de 100 000 bulbes (dahlias, tulipes…) pour fleurir les 80 massifs répartis dans toute la ville.
C’est dans la commune d’Aigremont, à l’ouest de Saint-Germainen-Laye, que sont implantées les serres communales, sur un terrain de 5000 m2 dont 600 m2 couverts.
Selon les saisons, jusqu’à quatre agents municipaux travaillent à produire ou développer 150 000 plants tels que pétunias, marguerites, ageratums, sauges, pélargoniums zonaux ou rampants (géraniums), héliotropes nains, mufliers, oeillets d’inde, cinéraires, alysses, amarantes, bégonias, surfinias, chlorophytums, anthémis, delphiniums (pieds d’alouette), myosotis, giroflées, verveines, impatiens, rosiers tiges…
Les serres municipales fournissent également les décors de certaines manifestations publiques (cérémonie du nouvel an, marché européen, journées Cadre de vie, etc.) C’est ainsi que bambous, thuyas, cupressus, taillés selon les canons de l’art topiaire, photinias, troènes, , orangers, fougères, palmiers, bougainvillées, lauriers… sont acheminés à Saint-Germain pour l’occasion, puis réintègrent le cadre bucolique des serres, cathédrales de verre, vibrantes de lumière, au pied des grands pins, là où tout a commencé.
Des techniques avancées
Equipement moderne, les serres municipales utilisent des techniques avancées. L’une d’elles est équipée d’un semoir sur plateau très efficace, permettant de semer une grande quantité, comme les alysses, en peu de temps. Les semis s’effectuent d’avril à juillet et les floraisons de juillet à octobre.
Au fur et à mesure de leur croissance, les plantes sont acheminées sous d’autres verrières.
La température et l’ensoleillement à l’intérieur des serres sont contrôlés et automatisés. D’imposants ventilateurs brassent l’air dès que le thermomètre s’élève trop,et des toits se déploient dès que le soleil se fait trop mordant…
Gestes écologiques
Soucieux de préserver les ressources naturelles, les agents des serres intègrent des gestes écologiques dans leurs pratiques quotidiennes. Ainsi, les cultures hors sol sont équipées de systèmes “capillaires”. Deux programmateurs permettent de décider de l’heure de début de l’arrosage et de sa durée dans chacun des douze secteurs équipés. Le volume d’eau est préréglé manuellement au pied de chaque pot.
Autre geste écologique : la lutte contre les parasites, comme par exemple la cochenille farineuse. Cette lutte biologique repose sur une recette simple et éprouvée : leur opposer un puissant prédateur, en l’espèce des coccinelles.
Les résultats sont très satisfaisants, permettant ainsi à nos plantes de croître et d’embellir dans de parfaites conditions, garantissant à notre ville des décors végétaux et floraux à la hauteur de sa réputation.





















