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Le vin des Grottes

Les communes de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq décident en 1999 de replanter et d’exploiter des vignes sous la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye afin de restituer à ce site sa vocation historique et le mettre en valeur, ce qui permettra de reconstituer la perspective de la Terrasse vers Paris, telle que l’avait imaginé Le Nôtre.
En plantant 1820 pieds de vignes sur 2000 m², en avril 2000 les deux communes renouent avec plus de treize siècles d’histoire, la culture de la vigne dans notre région remontant au VIIIe siècle.
Le vignoble alpicois était paraît-il apprécié. Au XIIIe siècle la vigne produisait 9000 litres sur la terre d’Aupec en Pincerais et ses dépendances, et en 1806, 39 familles de vignerons sur 930 habitants sont recensées. La légende raconte même que ce miraculeux breuvage ne fut pas étranger à l’installation des moines normands venus de Saint Wandrille.

Une culture de la vigne qui remonte au VIIIe siècle

Pour s’inscrire dans la tradition, le premier geste de nos élus fut de faire porter symboliquement nos premières bouteilles à l’abbaye de Saint Wandrille en Normandie. La tradition s’est maintenue jusqu’en 1935, date de la dernière récolte et de la dernière fête des vignerons.
Cette vigne mêle deux variétés issues d’un cépage de pinot noir qui produit un vin de type bourgogne, les atouts du terroir ne manquent pas. Exposition à l’est, bon ensoleillement et microclimat, terrain suffisamment argileux pour avoir un vin rouge de qualité et suffisamment calcaire pour obtenir un vin fin et élégant.

La plantation de ces vignes a été réalisée avec l’assistance technique d’un viticulteur oenologue aidé par le lycée agricole de Saint-Germain-en-Laye.

  • La première vendange 2001, trois petites grappes par pied de vignes, 50 kilos de raisin, 25 litres de vin.

  • La quatrième vendange 2004, 1890 bouteilles produites.

  • La cinquième vendange 2005, la production se maintient avec 1740 bouteilles.

  • La sixième vendange 2006, la production n’est que de 600 bouteilles du fait de maladies dues à une saison trop humide.

  • La septième vendange 2007, 588 bouteilles, une cuvée aromatique marquée par les fruits rouges, avec une note boisée.

  • La huitième vendange 2008 est restreinte : 240 bouteilles du fait de fortes attaques de mildiou. Le Pinot noir 2008 de Saint-Germain/Le Pecq titre 12% de volume naturellement du fait de la faible charge des vignes en raisin. Les maturités de peaux suffisantes permettent d’élaborer un vin au corps moyen et agréablement fruité. Passé en petit fût de chêne, son goût est renforcé et il va demander 1 à 2 années de cave pour gagner de l’harmonie aromatiquement.

  • Vendange 2009 : c’est un vin au potentiel très intéressant, qui présente un bel équilibre en bouche, une belle intensité, une structure tannique présente mais relativement mûre, assez bien intégrée aujourd’hui. Sur le plan aromatique, le vin est encore assez fermé même si on peut percevoir des arômes fins et délicats, fruités et floraux. On perçoit le potentiel de ce vin qui est actuellement dans une phase intermédiaire de fermeture aromatique et qui va s’ouvrir, gagner de la puissance aromatique et de la complexité dans les 2-3 ans à venir.

  • Vendange 2010 : c’est un millésime de belle qualité, ni levuré, ni chaptalisé, environ 1000 bouteilles. Il titre 12% volume d’alcool naturellement. Il offre aujourd’hui un fruité généreux et une belle concentration. Les tanins sont modérés sans dureté. Elevé uniquement en cuve inox, sans boisage, il va exprimer sans détour les qualités de finesse du pinot noir et du terroir du pied de la terrasse. C’est un vin qui va naturellement se refermer gustativement dans les mois à venir pour s’épanouir et se goûter au mieux d’ici 3 à 5 ans. Son potentiel de garde, dans le cas d’un stockage de qualité, devrait excéder les 10 ans. On tire clairement aujourd’hui le bénéfice des 10 ans de la vigne intercommunale.

  • Vendange 2011 : la précocité initiale du millésime a été gommée par un été assez moyen. La qualité de la vendange devrait être bonne. Peu de pourriture à prévoir, l’oïdium reste contenu, les maturités devraient être satisfaisantes. Bien sûr les premiers jours de macération en cuve révèleront davantage le potentiel de la vendange. La vigne devrait produire entre 800 et 1000 litres.




Les vendanges : une animation pédagogique et festive

Des enfants des deux communes accompagnés d’adultes : parents, oenologues, jardiniers, le président intercommunal, les maires des deux communes, des élus assurent une partie des vendanges, tous se retrouvent pour une première dégustation.





Ce vin ne peut être vendu.