Saint-Germain-en-Laye commune de France
Jusqu’en 1790, Saint-Germain-en-Laye est le siège d’une prévôté royale - ressortissant à la prévôté et vicomté de Paris - d’une capitainerie des Chasses et d’une maîtrise des Eaux et Forêts. La capitainerie sera supprimée le 4 août 1789, la prévôté et la maîtrise le 7 septembre 1790.
C’est par un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 que l’administration des affaires de la ville est confiée à un conseil de ville composé de 25 délibérants : le prévôt, le lieutenant, le procureur du roi, vingt habitants, un syndic receveur et un syndic adjoint. Ce premier corps municipal est remplacé, le 15 février 1783, par un conseil comprenant quatre échevins, un procureur du roi, un trésorier et un secrétaire, placés sous la présidence d’un maire. Le premier maire de Saint-Germain se dénomme Jean-François Antoine. Il est le fils de ce François Antoine, capitaine des chasses, envoyé en Auvergne pour y abattre la fameuse bête du Gévaudan.
Nouvelle composition du corps municipal, le 15 février 1795, au terme d’un autre arrêt du Conseil d’État. On y trouve maintenant un maire, quatre échevins, un procureur du roi, un secrétaire-greffier et un receveur.
Le premier maire élu se nomme Georges Laurent Caillet (1790), qui remporte l’élection avec le score de 599 voix sur 891 votants. Pour être électeurs, il fallait à cette époque payer un impôt direct correspondant à trois journées de travail.
Depuis 1783, 53 édiles se sont succédés
Au gré des découpages administratifs imposés par lois et décrets, la ville voit son statut changer : promue chef-lieu de district le 26 février 1791, réduite au rang de simple cheflieu de justice de paix après la suppression des districts en octobre 1795, elle devra attendre le 7 novembre 1962 pour devenir chef-lieu d’arrondissement par décret du général de Gaulle.
À ce jour, notre commune a connu 53 édiles. Emmanuel Lamy, actuel maire de Saint-Germain-en-Laye, réélu en mars 2001 et 2008, avait succédé le 12 février 1999 à Michel Pericard (Saint-Germain-en-Laye 1929-1999).
La municipalité siégeait jadis à l’Hôtel de la Vrillière (aujourd’hui Maison des Associations, rue de la République, puis à la Chancellerie. En 1841, elle s’installe dans l’ancien hôtel de la Rochefoucauld, agrandi en 1897 pour construire la salle des mariages (photo ci-dessous).
Nouveaux réaménagements intérieurs, d’abord en 1978, puis en 1986 avec la construction, sous le jardin, d’un parking et d’une salle du conseil baptisée "salle multimédia Michel Pericard", équipée de moyens techniques de pointe.
Ces agrandissements successifs ne pouvaient cependant suffire pour accompagner l’évolution et le développement des services de la mairie, déjà dispersés en six points de la ville.
Un nouveau Centre Administratif
En février 1995, l’ouverture au public du Centre Administratif de la rue Léon-Désoyer permet de supprimer plusieurs annexes en atteignant un double objectif : offrir des conditions de travail optimales au personnel municipal, et un meilleur accueil aux Saint-Germanois.
De conception très moderne, ce bâtiment marie matériaux traditionnels (pierre, bois, métal, verre) et techniques de pointe. Il est le premier de l’histoire du Bâtiment à faire appel à de fins poteaux de verre apparents pour soutenir sa structure métallique.





















