Saint-Germain, ville de garnison
Saint-Germain-en-Laye, parce qu’elle était ville royale, a accueilli pendant des siècles une garnison : le roi était accompagné d’hommes d’armes chargés de le protéger et de "rendre les honneurs". Il faudrait des pages pour relater l’histoire détaillée de cette garnison.
N’en citons que quelques épisodes :
- 15 octobre 1809 : Napoléon installe l’école de cavalerie au château de Saint-Germain (Louis XVIII la réunira par la suite à l’école de Saint-Cyr, et elle sera remplacée en 1815 par l’Ecole de Saumur).
- Napoléon III choisit Saint-Germain pour l’un de ses régiments de cavalerie de la garde. Les régiments se succèdent de 1854 à 1870.
- En 1902 arrive le 11e Cuirassiers, qui restera à Saint-Germain jusqu’à son départ pour le front, le 1er août 1914.
- Après la guerre, le 16e Dragons est en garnison au quartier de Gramont et au Luxembourg. Le camp des Loges abrite trois escadrons d’autos mitrailleuses.
- En 1932, le 1er bataillon de dragons portés, héritier du Royal-Dragons fondé par Louis XIV en 1656, s’installe dans notre ville.
- La guerre : Saint-Germain voit partir le 8e cuirassiers et le 11e Dragons recréés en quelques jours.
- Après la Libération :, la 2e D.B. prend ses quartiers à Saint-Germain, avec son bataillon de renfort. Elle s’installe au quartier de Gramont.
- Au camp des Loges, le 1er bataillon de chasseurs à pied précède les troupes d’appui du Shape (commandement des forces alliées en Europe) qui arrivent en 1951.
- Restent aujourd’hui au camp des Loges, l’État-major du commandement militaire d’Ile-de-France et le Groupement de soutien de la Base de Défense Ile-de-France de Saint-Germain-en-Laye.
Quant au quartier Gramont (photo ci-dessous), occupé encore récemment par plusieurs services du commandement militaire d’Ile-de-France, le ministère de la Défense a décidé de le transformer en un parc de 168 logements locatifs et familiaux destinés aux militaires, agrémenté d’un vaste espace paysager.






















