Participez à la restauration de la Rampe des Grottes
La 2e phase des travaux de restauration de la Rampe des Grottes, un vestige du Château-neuf classé monument historique depuis 1925, vient de débuter. Tout particulier, toute entreprise et toute association peuvent participer à la sauvegarde et à la valorisation de ce site exceptionnel en faisant un don.
La 1ère phase des travaux (10 mois) correspondait à la restauration et à l’aménagement de l’escalier et de la grille centrale (rue Thiers) ainsi que celle des murs en retour sur la Rampe.
La 2e phase de restauration concerne la réfection de l’étanchéïté et du pavage des rampes, la réfection de l’escalier Nord (côté cimetière du Pecq), la suppression d’un terre-plein côté Sud, la réfection de l’éclairage public sur cette partie uniquement (le plan lumière concernera surtout l’éclairage de la galerie dorique, visible de très loin depuis le pont du Pecq, mais qui fait partie de la 3e tranche). Ces travaux devraient durer environ 1 an.
Le montant des travaux, qui sont programmés sur plusieurs années, approche les 2,3 millions d’euros, dont 1,4 sont à la charge de notre ville. Grâce à la Fondation du Patrimoine, tout particulier, toute entreprise et toute association peuvent participer à la sauvegarde et à la valorisation de ce site exceptionnel en faisant un don.
Pour les particuliers, les dons sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % (dans la limite de 20 % du revenu imposable).
Pour les entreprises, les dons sont déductibles de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60 %, dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes.
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Contacts : 01 30 87 21 72
Fondation du Patrimoine : 01 40 70 11 68
Le saviez-vous ?
Sous les terrasses, se trouvaient sept grottes, aménagées de façon grandiose, dans lesquelles des divertissements hydrauliques faisaient la joie du Roi et des visiteurs. Ce sont Thomas et Alexandre Francini, ingénieurs et artistes qui en ont conçu l’ensemble.
Description des grottes d’Abel Goujon
(Histoire de la Ville de Saint Germain-en-Laye – 1829)
“Sous la première terrasse et au niveau de la seconde, étaient deux belles grottes garnies de coquillages incrustés dans le roc. Dans l’une (grotte de Neptune, au Sud), le Dieu des mers, monté sur un char et armé du redoutable trident, pressait les flancs de ses coursiers qui paraissaient voler sur les ondes en lançant des jets d’eau par les narines et la bouche.
Le front du Dieu était couronné de roseaux ; de sa barbe et de ses cheveux ruisselaient des flots qui se mêlaient aux eaux sur lesquelles il paraissait en triomphateur, tandis que des tritons et des néréides, nageant autour de lui, annonçaient à l’empire humide, au son de leurs conques, son dominateur et son maître.
Le système hydraulique ingénieux faisait également mouvoir des maréchaux-ferrants qui battaient à grands coups de marteaux de fer sur l’enclume. Quatre vents soufflaient, tandis que des jets d’eau perfides arrosaient les spectateurs.
La seconde grotte (grotte des Orgues, au Nord) était habitée par une jeune et belle nymphe, dont les doigts,mis en mouvement par la force des eaux, faisaient sortir d’un orgue tantôt des accords doux et mélancoliques, tantôt des airs de chasse et de guerre.
Vis à vis d’elle, un serpent que paraissait importuner la mélodie de son instrument, faisait d’impuissants efforts pour l’atteindre avec les flots que lançait sa gueule béante. Entre la nymphe et le serpent, s’élevait une table de marbre noir d’où partaient divers jets d’eau qui, en se réunissant, figuraient des coupes, des vases, des tableaux.
Aux sons de l’orgue et au bruit des eaux se mêlaient les chants d’un grand nombre de rossignols, interrompus par le cri sinistre de cet oiseau de mauvais augure que n’entend jamais sans frissonner un époux malheureux…”.

De gauche à droite : Grotte de Neptune, Grotte du Dragon et Grotte des Orgues.
Gravures d'après A. Francini : 1614 © Bibliothèque Nationale de France.
Dans les diverses niches, des artisans (forgerons, menuisiers, maçons, tisserands, rémouleurs) suspendaient leur besogne dès que l’orgue se fait entendre. Près de la fenêtre, Mercure, un pied en l’air, sonnait de la trompette tandis qu’un coucou chantait son air mélancolique. La grotte du Dragon (située au centre de la galerie Dorique) est une grande galerie de 49 mètres de long et de près de 10 mètres de haut. “Elle est animée par un dragon furieux qui battait des ailes en vomissant des torrents d’eau tandis qu’une foule d’oiseaux chantait par le mouvement habile des eaux en remuant les ailes et la queue”.
Les techniques utilisées sont très surprenantes pour l’époque. Mais ces grottes sont surtout, pour Henri IV, un véritable divertissement. Il y emmène notamment les dames de la cour et fait fonctionner à leur insu des petits jets d’eau qui giclent sous leurs robes. Le Roi s’amuse beaucoup de ces plaisanteries. Malheureusement, il meurt en 1610, assassiné, sans avoir
vu l’aboutissement des travaux.
Le Château-Neuf fut pour le jeune Louis XIII son lieu de promenade le plus habituel mais “les grottes lui inspiraient une terreur particulière et il demandait qu’on lui remît les clefs par crainte qu’on ne l’enfermât”.
On travaille à des embellissements ou à des entretiens partiels, de temps à autre entre 1610 et 1643, année de la mort de Louis XIII.





















