Pour la deuxième édition du festival street-art, "Dans & sur les murs", les artistes investiront les rues de la Ville et laisseront libre cours à leur créativité, du 22 au 27 mai. Prenez le temps d'aller les rencontrer et échanger avec eux.

Deux ans après sa première édition, la Ville organise son deuxième festival de street-art avec La CLEF du 22 au 27 mai. 

Une nouvelle édition sur le thème de la nature
À cette occasion, 5 artistes se produiront dans les rues et les lieux phares de Saint-Germain. Ils laisseront libre cours à leur sens de la couleur et du mouvement sur le thème de la nature. 
Entre des oeuvres éphémères, "Jam Session",  ateliers ou encore des mandalas, venez rencontrer ces artistes et échangez avec eux.  

Avec le concours d'Osaro.

Découvrez les moments forts et la programmation du festival

Des artistes, des signatures

KALOUF

Né en 1978 au Gabon, Pascal Lambert, allias Kalouf, a appris à maîtriser la bombe dans les années 90. En 2003 il crée sa propre structure qui lui permet de voyager pour promouvoir la culture hip-hop et réaliser des œuvres ambitieuses et plébiscitées hors de nos frontières. Sa maîtrise des techniques comme la bombe et l’aérographe lui permet de passer allègrement de la conception de fresques de grandes dimensions à l’exposition d’œuvres conçues pour être présentées en galerie sur des supports de taille plus modeste. Il réalise au sein de l’atelier collectif BLAST des travaux mixant peinture, sculpture, anamorphose et Mapping vidéo, en collaboration avec les artistes du collectif.

Sifat

Née à Dacca au Bangladesh en 1987, elle puise son inspiration dans les codes graphiques de Roy Lichtenstein ou Keith Haring et les œuvres des maîtres de l’art abstrait et figuratif tels Kandinsky, Dubuffet ou Picasso. Passionnée par les écritures et leur histoire, elle revisite calligraphies, alphabets, motifs, signes ou idéogrammes, en s’appropriant leurs formes pour créer son propre langage. Un langage qui invite à la contemplation, à l’évasion, à la découverte quand son travail est précis, construit, chic mais qui n’oublie pas de nous bousculer, nous étonner voire nous brusquer dans des réalisations au trait plus spontané, vif, brut.
Elle a créé le projet "S0n0GRAPH" aux côtés du contrebassiste Pierre-Yves Le Jeune. En avril 2016, la galerie Art Bref (Paris) accueille Palabres, sa première exposition monographique. 

STeW

De son premier tag vandale en passant par la Tour Paris 13 et la fresque monumentale de Héron bleu (reconnue comme la 2 e plus haute façade d’Europe jamais peinte) dans le XIIIe arrondissement de Paris, Stew a parcouru un long chemin ! La rue est devenue très tôt son terrain de jeu avec la découverte de l'univers du graffiti qu'il n’a pas lâché depuis les années 90. "Je me définis souvent comme « infograffeur » "! Dans son travail, il dépasse l'approche traditionnelle conciliant les créations numériques et le graffiti, tout en utilisant de nombreuses techniques comme la sérigraphie, le collage, le pochoir... De ses œuvres émanent douceur et délicatesse, avec des représentations d'oiseaux magnifiques : "J’aime la nature, je m’en inspire beaucoup pour les couleurs et puis ce qui m’inspire le plus c’est le fait de voyager, même si ce n’est que dans ta tête !"

NADEL

Saint-Germanoise de naissance, elle a passé une grande partie de sa vie à Tahiti. L’île polynésienne est le déclencheur de la vocation artistique de cette autodidacte. Elle tombe amoureuse de la culture tahitienne, de ses paysages, de ses habitants et surtout de ses couleurs ! De retour en métropole en 2010, la couleur s’impose à l’artiste comme un antidote à la grisaille urbaine. Peindre devient une nécessité ! Nadel exprime ce besoin créatif d’abord sur des carnets de croquis puis sur la toile. Ses œuvres déclinent un style graphique, urbain et naïf. Bombes et marqueurs acryliques comme outils, elle joue des superpositions et de la répétition, mêlant graffiti et expressionisme abstrait. Tout se lie, tout s’emmêle sans jamais se croiser. Sur la toile, des mondes se créent, parfois peuplés de multiples personnages fictifs.

Dune

Jeune femme de 25 ans dans un monde d’hommes… Elle sait en sortant de la Guérit Académie d’Amsterdam à 19 ans, qu’elle deviendra une artiste et que son courant de prédilection sera le graffiti. C’est au contact direct d’autres graffeurs qu’elle enrichit sa technique. Ne reculant pas devant la tâche, elle les accompagne comme assistante, recueillant le moindre conseil. Elle a en tête les paroles des anciens qui ont passé des heures sur les voix ferrées, «  le Graffiti s’apprend avant tout dans la rue ». Sensible, troublée par les questions sociétales, elle choisit de passer son temps entre Bordeaux et Paris, entre la mer et la métropole francilienne pour prendre du recul tout en restant proche des réseaux, des courants… Cette personnalité on la retrouve dans son travail. Ses œuvres sont l’empreinte d’une jeune artiste en devenir, rien n’est encore figé, on y voit de la délicatesse et de la dureté, les questionnements et les certitudes, l’insouciance et la conscience.

 

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