Une forêt domaniale qui mérite toute notre attention

Saint-Germain-en-Laye a lancé le 15 novembre 2017 les États généraux de la forêt domaniale de Saint-Germain, dont l’état nécessite un plan d’actions immédiat.

La forêt se remet difficilement de la tempête de 1999, qui a eu un effet dévastateur : des milliers de sujets sont tombés. Le patrimoine naturel peine toujours à s’en relever, les sujets adultes ne permettent plus une régénération spontanée.

Celle-ci est fortement affectée par le dépérissement du chêne qui constitue 45 % du massif. Le constat est alarmant : 21 % des arbres ont perdu plus de 50 % de leur feuillage et connaissent parfois une perte de leur faculté fructifère et 24 % du territoire ont besoin de plantations, soit 846 hectares !
La forêt est également fragilisée par sa très grande fréquentation et l’incivilité de certains promeneurs. Les dépôts sauvages en sont un exemple. 

Cette première réunion fut l'occasion pour le directeur de l’agence Ile-de-France de l’Office national des forêts, Michel Beal, de présenter l’étude conduite en 2016  sur le massif forestier et les propositions d’amélioration. Son objectif : définir les thématiques des groupes de travail (associations et citoyens y seront associés) chargés d’élaborer une charte d’actions chiffrée, pour une signature par tous les partenaires lors des assises du printemps 2018.

Pour la pérennité du massif forestier et la préservation de l’écosystème naturel, Arnaud Pericard, maire de Saint-Germain-en-Laye, souhaite agir et mobiliser au plus vite l’ensemble des parties intéressées : "Tous ici nous savons l’importance de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Elle est le poumon vert de l'Ouest francilien, lieu de biodiversité et lieu récréatif fréquenté par plus de 3 millions de visiteurs chaque année.
La situation commande d'agir aux côtés de l’Office National des Forêt dont nous mesurons au quotidien les difficultés. Ce que nous voulons, c'est construire ensemble un plan d’actions concrètes et rapides, en parallèle du classement de notre massif en forêt de protection."

Plusieurs ateliers thématiques

Arnaud P​ericard​ a souhaité un temps de concertation en ce début d'année 2018. Il se fait avec les institutionnels et les associations lors d'ateliers (propreté, déplacement, biodiversité et loisirs nature)​, et en parallèle auprès de tous ceux qui apprécient la forêt et souhaitent que des actions concrètes soient conduites. Pour remettre en état la forêt, il faut mobiliser près 3 millions d’euros. Il convient donc de définir des priorités.

Téléchargez la restitution des États généraux

Le premier atelier consacré à la propreté s'est tenu le 17 janvier en salle multimédia.

Pistes d’action

  • 77 km de pistes cavalières à rénover
  • Sentiers balisés de découverte à mieux identifier
  • Pistes cyclables hétérogènes, créer 27 km de boucles cyclables
  • Étang du Corra, 16 ha à grande valeur patrimoniale, à requalifier
  • Aires d’accueil & de stationnement à rénover
  • 15 entrées de la forêt à valoriser
  • Envisager un reboisement ambitieux pour reconstituer les zones touchées
  • Lancer une étude écologique des points d’eau, marqueurs de la diversité des espèces
  • Plan d’actions triennal (accueillir, protéger, reconstituer, entretenir): 3 M€.

Quelques chiffres

  • 3 532 ha
  • 3 millions de visiteurs chaque année
  • 142 tonnes de déchets ramassés/an = 80 000 €
  • 246 K€ en dépenses en d’entretien