Patrimoine végétal et paysager

D’une superficie actuelle de 3 540 hectares, la forêt domaniale de Saint-Germain constitue très tôt un domaine de chasse très prisé des rois de France puis des empereurs. Aujourd’hui c’est une forêt très fréquentée par les promeneurs, les cyclistes et les cavaliers. Cette forêt est répertoriée en Espace boisé classé (EBC) avec une zone naturelle bien identifiée : l’étang du Corra. Elle constitue le deuxième massif forestier des Yvelines après la forêt de Rambouillet.

Une quarantaine d'arbres remarquables
Ces arbres ont fait l’objet d’un classement de la part de l’Office national des forêts (ONF) et des associations des amis de la forêt de Marly et de Saint-Germain.

La forêt est gérée par l’Office national des forêts. Des interventions sylvicoles sont nécessaires pour garantir, à long terme, une forêt équilibrée, saine et accueillante. Le travail du forestier est ainsi dirigé par un document de gestion durable de la forêt. Ce plan de gestion sylvicole fixe les coupes de bois et les travaux nécessaires sur une vingtaine d’années.

La Ville a participé à la création d'une véloroute et d'une voie verte en limite nord de son territoire. C’est une opération pilotée par le conseil départemental des Yvelines.


Le patrimoine arboré

Saint-Germain-en-Laye compte un patrimoine arboré important. Le nombre d’arbre-tiges entretenu par la ville est d’environ 1 500 arbres (hors squares et petits boisements). Ce nombre ne cesse de croître grâce aux nouveaux aménagements urbains et paysagers.

  • Diversification du patrimoine arboré

Une démarche de diversification des essences du patrimoine arboré a été engagée dans le but de favoriser la biodiversité mais également pour préparer son évolution dans un contexte de changement climatique. En plus, des traditionnels tilleuls, érables, platanes... des noisetiers de Bysance, des charmes houblons, des micocouliers, des magnolias ont été plantés.

  • Suivi des arbres

Ce patrimoine arboré fait l’objet de toutes les attentions, avec un suivi du service Espaces verts. Il fait appel régulièrement à l’entreprise du marché d’entretien des arbres pour la réalisation de tailles de restructuration, d’éclaircissement. Afin de conserver un patrimoine arboré dans un état phytosanitaire satisfaisant et de maintenir le capital végétal, chaque arbre mort ou dépérissant est remplacé pendant les campagnes de plantation (automne et printemps).

  • Mode opératoire pour les arbres

Suivant le contexte, les contraintes du site à planter, les modes opératoires changent (mélange terre/pierre ou terre végétale, mise en place de grille de protection ou couvre-sols ou prairie fleurie).

  • Mise en place d’un plan de gestion du patrimoine arboré

Actuellement, la trame arborée fait l’objet d’un recensement sur le terrain et d’une restitution dans le SIG (système d’Information Géographique).

  •  Reconnaissance d’arbres remarquables

En 2016, un label " Ensemble arboré remarquable " a été décerné à cinq cèdres de la rue de Tourville. Ces cèdres sont exceptionnels par leur hauteur et leur circonférence. Ils auraient plusieurs centaines d’années.

Témoins des fastes des parcs du XIXe, certains sujets sont très anciens. C’est une des particularités de la ville. La protection des arbres remarquables a été clairement identifiée dans le PLU avec un repérage sur les plans d’urbanisme. Il faut noter que la grande majorité des arbres remarquables est située sur le domaine privé. C’est pourquoi, toute demande d’intervention (élagage, coupe, abattage) sur les parcelles recensant des arbres remarquables est soumise à autorisation préalable avec constitution d’un dossier et d’un avis phytosanitaire.