Le développement urbain historique de Saint-Germain-en-Laye

Étroitement lié à la morphologie du terrain, le visage de Saint-Germain-en-Laye tel qu'il apparaît aujourd'hui a été façonné par des siècles d'histoire, chaque époque y imprimant sa marque toujours visible aujourd’hui.

  • Du Moyen-Âge au XVIe siècle, la ville se développe lentement, de façon continue et concentrique à partir d'un tissu ancien : courbes douées des rues du centre-ville, maisons hautes et étroites construites sur un parcellaire du Moyen-Âge...
  • Le XVIIe siècle est celui de la construction d'hôtels particuliers. Particularité : la façade du principal corps de logis qui borde la rue est percée d'une porte cochère permettant d'accéder à une cours où se dressent un deuxième corps de logis (réservé alors aux domestiques) et les indispensables écuries.

Privée de son statut de "ville royale", Saint-Germain-en-Laye organise sa vie, au XVIIIe siècle, comme une ville de province. Elle perd 50 % de sa population, ses hôtels sont désertés, mais elle continue de s'étendre. Le Consulat et l'Empire lui donnent un regain de vitalité et un projet grandiose est mis à l'étude pour remplacer le Château-Neuf, devenu ruine. Projet mort-né, pour cause de Révolution.

Le XIXe siècle l'urbanisation de la ville se poursuit : élargissement de rues et création de nouvelles voies, réalisation de nombreux lotissements qui démantèlent les grands parcs, construction de belles maisons bourgeoises dans le quartier Médicis, percement de la rue d'Alsace...

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, le "parc Pereire" cède la place à des maisons individuelles dotées de grands jardins et desservies par un nouveau réseau de rues. Enfin la création de la ligne de chemin de fer Saint-Germain-Paris renforce le développement commercial du centre-ville.

  • Dans les années 30, la loi Loucheur favorise l'accès des familles modestes à la propriété. Des pavillons s'implantent aux abords du vallon de la rue de Buzot et rue Saint-Léger, mais la partie méridionale de la commune reste adonnée aux cultures.
  • Après la Seconde Guerre mondiale, des immeubles collectifs sont construits à la place de vieux îlots insalubres, sans toujours respecter la typologie des quartiers anciens.
  • Dans les années 60, la ville n'échappe pas à la fièvre des grands ensembles périphériques qui a gagné la France et dont témoigne encore le quartier du Bel-Air. Une fièvre stoppée en 1976 par Michel Pericard et son équipe municipale.
  • Approuvé en 1980, le Plan d'occupation des sols (POS) définit le cadre réglementaire du paysage urbain tel qu'il se lit aujourd'hui.
  • En 1988, le Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du centre-ville (secteur sauvegardé) entre en application avec, pour objectif, de protéger un ensemble architectural intéressant, et considéré par la majorité des Saint-Germanois comme un cadre de vie exceptionnel.
  • Révisé en 1992 et modifié à trois reprises, afin de donner un nouvel élan à l’urbanisme de la ville, le POS affiche trois objectifs principaux : la préservation du patrimoine naturel, la sauvegarde du patrimoine bâti, un aménagement urbain harmonieux… Le qualificatif de "POS pour l’environnement" semble parfaitement lui correspondre ! Résultat d’une telle politique : une diversité de quartiers mais un même charme, né d’une alliance réussie entre l’ancien et le moderne, entre ville et nature. Les nouveaux programmes immobiliers en témoignent, qui doivent faire état de projets architecturaux de grande qualité, intégrant une forte dimension verte. Dernières illustrations : le centre urbain du Bel-Air (ZAC CUBA) – qui se finalise – développant un programme d’équipements publics, d’activités économiques et d’habitat collectif autour d’une promenade paysagère arborée ; et le quartier de Gramont, où des logements sont créés autour d’un parc paysager de 1,5 ha, ouvert sur la ville et traversé d’une large voie piétonnière.
  • Le Plan local d’urbanisme, cet important document d’urbanisme qui définit les règles générales d’utilisation du sol, est adopté par le conseil municipal le 18 octobre 2005. Il précise les grandes orientations d’aménagement retenues à moyen et long termes dans notre commune.

Ville d'équilibre entre Paris et province, offrant sensiblement autant d'emplois qu'elle a de population active, Saint-Germain-en-Laye est aujourd'hui confrontée à une pénurie foncière, les trois quarts de son territoire étant inconstructibles. La refonte de la ville sur elle-même se développe à travers des projets de renouvellement urbain : place des Rotondes, écoquartier Lisière Pereire, site de l’hôpital. En savoir plus sur les grands projets...