Patrimoine végétal et paysager

D’une superficie actuelle de 3 540 hectares, la forêt domaniale de Saint-Germain constitue très tôt un domaine de chasse très prisé des rois de France puis des empereurs. Aujourd’hui, c’est une forêt très fréquentée par les promeneurs, les cyclistes et les cavaliers. Au total, trois millions de visiteurs par an. Cette forêt est répertoriée en Espace boisé classé (EBC) avec une zone naturelle bien identifiée : l’étang du Corra. Elle constitue le deuxième massif forestier des Yvelines après la forêt de Rambouillet.

Une quarantaine d'arbres remarquables

Ces arbres ont fait l’objet d’un classement de la part de l’Office national des forêts (ONF) et des associations des amis de la forêt de Marly et de Saint-Germain.

La forêt est gérée par l’Office national des forêts. Des interventions sylvicoles sont nécessaires pour garantir, à long terme, une forêt équilibrée, saine et accueillante. Le travail du forestier est ainsi dirigé par un document de gestion durable de la forêt. Ce plan de gestion sylvicole fixe les coupes de bois et les travaux nécessaires sur une vingtaine d’années.

De grandes richesses patrimoniales

Un patrimoine historique remarquable :

• Château de la Muette
• Château du Val
• Terrasse du château
• Château de Saint-Germain-en-Laye
• L’ancien mur d’enceinte du grand parc de Versailles et ses grilles et portes
• Les oratoires
• Des carrefours en étoile majestueux

Un patrimoine naturel à préserver et valoriser :

• L’étang du Corra
• La mare aux Canes
• Zones humides au sud du massif
• Des espaces ouverts riches en biodiversité : ancien champ de tir, ancien hippodrome, carrière Fayolle
• Un corridor écologique entre les deux forêts de Marly et Saint-Germain

Chiffres clés

  • 54 kilomètres de sentiers balisés.
  • 70 kilomètres de pistes équestres.
  • 3 pistes cyclables. A noter également que la Ville a participé, avec le conseil départemental des Yvelines, à la création d'une véloroute et d'une voie verte en limite nord de son territoire.
  • Plusieurs centaines de kilomètres de routes et chemins forestiers accessibles.

Classement en "Forêt de protection"


Bruno Cinotti, le directeur départemental des territoires des Yvelines a confirmé par écrit à Arnaud Pericard : “la procédure de classement en forêt de protection du massif de Saint-Germain- en-Laye, qui a été relancée en début d’année 2017, demeure une priorité pour les services de l’État”.


Lancés le 15 novembre 2017 à Saint-Germain-en-Laye, les États généraux de la forêt (massifs de Saint-Germain et Marly) ont connu une conclusion heureuse mercredi 10 juillet avec une réunion de clôture et de prospective, engageant financièrement les partenaires signataires.


Aujourd’hui, la volonté partagée est d’aller plus loin et d’encourager les partenaires à s’engager,  aux côtés de l’ONF, dans la mise en place d’un programme d’investissements et d’actions de fonctionnement, pour donner tout leur sens aux États généraux de la forêt. Une convention de partenariat entre l’ONF et l’ensemble des collectivités qui ont accepté de s’engager pour une durée de trois ans dans le financement de ces actions a été signée.

Celles-ci sont donc disposées à participer financièrement aux actions définies avec l’ONF, à hauteur de :

  • La CASGBS : 293 000 € en investissement
  • La ville d’Achères : 30 000 € en investissement et 20 000 € en fonctionnement,
  • La ville de Marly-le-Roi : 5 000 €.
  • La ville de Saint-Germain-en-Laye va inscrire 100 000 € en investissement et 100 000 € en fonctionnement sur trois ans.
  • L’ONF s’engage à autofinancer les opérations d’investissement à hauteur de 20 % et à inscrire un montant annuel pour les deux forêts de 220 000 € en fonctionnement.


Le patrimoine arboré

Saint-Germain-en-Laye compte un patrimoine arboré important. Le nombre d’arbre-tiges entretenu par la ville est d’environ 1 500 arbres (hors squares et petits boisements). Ce nombre ne cesse de croître grâce aux nouveaux aménagements urbains et paysagers.

  • Diversification du patrimoine arboré

Une démarche de diversification des essences du patrimoine arboré a été engagée dans le but de favoriser la biodiversité mais également pour préparer son évolution dans un contexte de changement climatique. En plus, des traditionnels tilleuls, érables, platanes... des noisetiers de Bysance, des charmes houblons, des micocouliers, des magnolias ont été plantés.

  • Suivi des arbres

Ce patrimoine arboré fait l’objet de toutes les attentions, avec un suivi du service Espaces verts. Il fait appel régulièrement à l’entreprise du marché d’entretien des arbres pour la réalisation de tailles de restructuration, d’éclaircissement. Afin de conserver un patrimoine arboré dans un état phytosanitaire satisfaisant et de maintenir le capital végétal, chaque arbre mort ou dépérissant est remplacé pendant les campagnes de plantation (automne et printemps).

  • Mode opératoire pour les arbres

Suivant le contexte, les contraintes du site à planter, les modes opératoires changent (mélange terre/pierre ou terre végétale, mise en place de grille de protection ou couvre-sols ou prairie fleurie).

  • Mise en place d’un plan de gestion du patrimoine arboré

Actuellement, la trame arborée fait l’objet d’un recensement sur le terrain et d’une restitution dans le SIG (système d’Information Géographique).

  •  Reconnaissance d’arbres remarquables

En 2016, un label " Ensemble arboré remarquable " a été décerné à cinq cèdres de la rue de Tourville. Ces cèdres sont exceptionnels par leur hauteur et leur circonférence. Ils auraient plusieurs centaines d’années.

Le saviez-vous ? Témoins des fastes des parcs du XIXe, certains sujets sont très anciens. C’est une des particularités de la ville. La protection des arbres remarquables a été clairement identifiée dans le PLU avec un repérage sur les plans d’urbanisme. Il faut noter que la grande majorité des arbres remarquables est située sur le domaine privé. C’est pourquoi, toute demande d’intervention (élagage, coupe, abattage) sur les parcelles recensant des arbres remarquables est soumise à autorisation préalable avec constitution d’un dossier et d’un avis phytosanitaire.